Encore un faux attentat raciste

L’affaire Aïssa Dermouche est réapparue grâce au journal Le Monde  daté du 6 juillet 2005 à la suite d’une interview de celui-ci.  Ce qui est intéressant ce n’est pas l’interview en lui-même mais les sujets qui n’ont pas été abordés. Si ce journal était vraiment indépendant ou si  le journaliste accomplissait son travail correctement, il aurait pu poser la question suivante : Où en est l’enquête à propos de l’attentat dont vous avez été victime ? Cette question est évidemment trop gênante pour M. Dermouche et le pouvoir politico-médiatique.

Bien qu’une soixantaine de policiers aient été affectés à cette enquête, la vérité n’a toujours pas été révélée. Comme je l’avais annoncé dans mes différentes notes tout laisse à penser que c’est un attentat bidon. 

Mais revenons à cette affaire, suite  à ce soit-disant attentat le 18  janvier 2004, les réactions habituelles sont revenus.

Aussitôt nous avons eu droit à l’éternel communiqué du MRAP

« C’est avec la plus grande fermeté que le Mrap condamne l’odieux attentat perpétré dimanche 18 janvier 2004 au matin contre le préfet du Jura fraîchement promu par le président de la République.
 Pour le Mrap, tout porte à croire que cet acte criminel grave relève de motivations racistes. En effet, par cette action, les auteurs de cette violence terroriste ont voulu s’attaquer à la fois à la République, mais aussi au choix de la personne ciblée, issue de l’immigration, et nommée préfet pour ses compétences.
Le Mrap attend que tout soit mis en oeuvre pour identifier, arrêter et condamner les auteurs de cet attentat. Il exige des sanctions à la hauteur de l’affront fait à la République et à sa volonté actuelle de s’ouvrir à tous les français, quelles que soient leurs origines.
Le Mrap considère par ailleurs cet acte comme un révélateur d’une situation inquiétante où les extrémistes de tous bords passent dangereusement à l’acte. Il en va ainsi de cet attentat comme de la manifestation de samedi, où des extrémistes se sont servis d’inquiétudes et de troubles légitimes pour servir leur cause radicale.
Paris, le 18 janvier 2004. »
Bayrou ne fut pas en reste : « Intégrisme d’un côté contre violence de l’autre, les positions se radicalisent, les uns défilent au nom du voile islamique, les autres plastiquent la voiture d’un préfet uniquement en raison de son origine, ça devient dangereux ».

Les médias de tous bords politiques de plus en plus assoupis  ont bien entendu répercuté ses réactions et cette campagne publicitaire du gouvernement.  Pas une voix n’a dénoncé ces travers ; et pour cause : émettre un doute, c’est être suspect de  racisme et donc assuré d’être mis à l’index, d’être exclu des prébendes.

Ainsi les médias et les politiques  amplifient chaque événement de nature raciste ou décrètent comme telle des événements qui ne le sont pas ; ils font  monter cette  pression anti-raciste continuellement afin de mettre  en exergue le racisme et l'anti-racisme au cœur du débat Français ; quant à la bataille des idées, des vrais idées ,  pas des idéologies, plus personne ne s’en soucient guère.

Fabrice Trochet le 25 juillet 2004