La revue Tsim Tsoûm enfin parue
Le N°1 de TsimTsoûm
sous-titré Contradiction du domaine de la lutte est enfin paru.
Nul ne sera déçu. C'est un bel objet : superbe maquette sauf
la couverture peu alléchante,contenu toujours aussi insolent, ironique,
explosif que l'ancienne revue Cancer ! mais des textes de plus grande qualité
et plus cohérent. Rien à jeter !
Entretien
passionnant avec SOHEIB BENCHEIKH recteur de la Mosquée de Marseille
ce théologien d 'un islam introuvable accusé
d'être un réformateur. A la première question de Laurent
James celui-ci lui réponds sans langue de bois : Ecoutez,
pour être plus plus clair et
précis, depuis quelques années nous voyons en France entrer en
scène une communauté musulmane, en partie mue par une
sorte de radicalisation qui se manifeste à travers
une religiosité superficielle, laquelle apparaît comme une liste
interminable d'interdits et d'obligations sans aucune profondeur spirituelle
ou envergure philosophique. Tout simplement parce que l'Islam traduit chez ces
personnes, notamment les jeunes, un
malaise d'ordre social. Personnellement, je ne suis pas
un politique, et je ne revendique aucune représentativité. J'ai
des convictions, j'ai mon idée à moi de l'Islam et de son adaptation :
je le dis haut et fort, quel que soit le risque. Je ne
cherche pas à plaire. Je sème des graines mais je ne cherche pas
à récolter des fruits. Suit un très beau texte
sur l'islâm , les gauchistes écrit dans une langue de feu
par Laurent James.
Pierre Jourde signe une critique savoureuse et pleine de punch
qui démystifie Sollers et ses acolytes de la revue Ligne de risque. Costes
m'a admirablement surpris par son papier sur Genet. Alina Reyes nous offre un
texte lumineux sur la littérature. Cette revue m'a permis de découvrir
l' écrivain Guy Dupré grâce à un excellent entretien
mené par Sarah Vadja. Celle-ci y est très présente dans
ce numéro avec deux autres textes.
Une réussite. Y figure aussi dans ce numéro
très agréable : des nouvelles, un texte de Cravan, un journal
aléatoire...Tout cela dans une certaine unité, une certaine dimension
spirituelle d'où le titre : TsimTsoûm.