Succès d'Amélie Poulain : la révolte des bien-pensants

 

Une campagne médiatique vient de commencer contre Amélie poulain orchestrée par la presse bien-pensante sous la plume du rédacteur en chef adjoint des " inrock " Serge Kaganksy. Ce film serait la vitrine complaisante d'une idéologie extrême, "droitière" et "populiste".
Certes, ce film n'est pas de gauche ; pour autant, faut-il l'enfermer à l'extrême-droite ? Ce film est avant tout une véritable bouffée d'oxygène. Il nous restitue un Paris idyllique éloignée du libéralisme triomphant pour composer une fresque vivante et colorée où ombre et lumière, poésie et beauté se conjuguent harmonieusement. Il est vrai, qu'il devient de plus en plus rare à notre époque de voir une critique de la société de consommation qui nous démontre que le bonheur peut être fait de choses simples. Cet éloge de la simplicité est inacceptable pour la presse et plus spécialement celle qui permet au capitalisme musical de se renouveler. Ce film ose renouer avec le cinéma populaire que les réalisateurs français avaient depuis longtemps déserté pour produire des oeuvres ennuyeuses. Et c'est déjà beaucoup, pour ces journalistes bien-pensants. Il n'est pas étonnant que ce film ait eu des difficultés pour sortir, l'Avance sur recette ayant d'ailleurs refusé de le financer. La littérature et le cinéma populaires ont toujours été des genres estimables et estimés. Mais aujourd'hui, le peuple est de plus en plus caricaturé que ce soit par les deschiens ou Loft Story. Ce refus extrémiste du peuple a atteint des proportions jamais obtenues dans l'histoire des démocraties. Même les élections, symboles de nos démocraties, peuvent être annulées si les résultats ne sont pas conformes aux résultats souhaités. L'exemple le plus flagrant est le référendum sur le traité de Maastricht que la population danoise avait refusé le 2 juin1992. Les Danois avaient été obligés de revoter en 1993 pour l'approuver. Kaganski en dénonçant le caractère "populaire ", "populiste ", et "réactionnaire " de ce film, insidieusement, il associe à dessein, sur le mode crescendo, trois termes dont le dernier a pour seul but de salir le premier.

Comme toujours les inquisiteurs professionnels ont utilisé et utilisent les mêmes procédés avec les mêmes mot-clefs qui ont fait recette : extrême-droite, fascisme, réactionnaire. Pas un journal, pas un discours où ce mot ne revienne sans cesse, comme un lassant et sempiternel refrain. Habituellement ces terroristes intellectuels dénigraient ceux qui osaient les contester sans leur laisser le soin de s'exprimer . Mais cette fois-ci, les spectateurs ont pu juger sur pièce de la théorie grotesque de ces nouveaux inquisiteurs. J'espère qu'ils ouvriront leurs yeux sur ce nouveau terrorisme qui consiste à agiter l'épouvantail extrême-droite à tout bout de champ. En se livrant à ces campagnes d'opinion malhonnête, ces journalistes qui s'y abaissent ne font pas honneur à leur profession. Depuis des années, ce nouveau révisionnisme pratiqué par la presse est encouragé mais a atteint ces limites avec ces critiques d'Amélie. Et c'est tant mieux !

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Fabrice Trochet

 

Le grain de sable