| DESINFORMATION |
Le Monde de la désinformation (oeil pour oeil,dent pour dent)
Le Monde 2 (décembre 2000) a consacré un dossier à la torture pratiquée par les militaires français en Algérie pendant la guerre. «Les militaires parlent, des documents photos exclusifs témoignent.» précise ce nouveau mensuel dans le sommaire. Ces photos seront diffusées à la télévision le 17 janvier 2001, sur FR3 lors de l’émission de Michel Field"Ce qui fait débat" consacré à la torture. Les téléspectateurs médusés apprendront par l’un des invités de l’animateur, M. Nouvion, secrétaire général du Recours qu’une des photos, censée illustrer ce dossier n’a rien à voir avec un quelconque supplice. A côté d’un homme, torse nu portant un casque (dont le journal dit qu’il sert de masse) et qui semble se tordre de douleur, on peut voir sur une table, un appareil dont la légende précise qu’il s’agit d’un générateur d’électricité, destiné à faire parler les prisonniers récalcitrants. La redoutable et légendaire «gégène». «Or, expliquera le représentant du Recours, la gégène en question n’est qu’un simple tourne-disque de marque Teppaz (très à la mode dans les années 1960)», et la photo une fois recadrée montre que les prétendus tortionnaires qui entourent la victime ne sont que de jeunes appelés qui fêtent leur prochaine libération. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Leurs visages hilares en apportent la preuve formelle. En fait, ce document photographique a déjà été publié dans son intégralité dans Historia Magazine daté du 27 novembre 1972. Il illustrait un article sur la «quille» !
Estimant qu’il n’y était pour rien et qu’il avait été mis en cause injustement, Michel Field a exigé du supplément TV du Nouvel-Observateur (17/02/01), la publication d’un droit de réponse : «Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à avoir été abusés, puisque cette photo falsifiée figure en page 45 du Monde 2, consacré à L’année du siècle, qui a été l’une de nos bases iconographiques. Il ne s’agit donc pas de "l’interprétation tendancieuse" d’un cliché par un média, mais bel et bien d’une escroquerie morale dont nous avons été les premières victimes.»
Source : Le Monde 2, Emission Ce qui fait débat du 17/01/01 sur FR3, Nouvel Observateur du 17/02/01
Encore une supercherie antiraciste
Madame Kantelberg-Abdulla avait suscité une grande vague d’émotion médiatique (France 2 et le magazine allemand Bild avaient consacré un long reportage sur cette ignoble crime) en affirmant que son fils Joseph avait été noyé dans une piscine en 1997 par des néo-nazis.Cela avait entrainé un renforcement des moyens de lutte contre l'extreme-droite en Allemagne. Lundi 30 novembre 2000, le chancelier Schroeder'avait même reçu la mère du petit joseph.. Selon Mme Abdulla, l’affaire aurait été classée trop vite par des policiers laxistes, invoquant à l’appui de ses dires des témoins présents au moment du drame. L’un d’entre eux aurait même entendu un des monstres dire à l’enfant : « maintenant nous allons te tuer, sale étranger ». Les parents précisaient que leur enfant avait été drogué, électrocuté avant d’être noyé par des skinheads sans qu’aucun baigneur ne réagisse Mardi 31 novembre, le parquet de Dresde a rejeté toute motivation raciste dans cette affaire.Les facs-similés des autopsies médicales publiées par Bild avaient été bidonnés. Placés en détention provisoire pendant dix jours, les trois jeunes skinheads suspectés d’avoir assassiné Joseph ont été relâchés, tandis que les témoins du « crime » expliquaient que « leurs déclarations écrites étaient à mettre sur le compte des questions suggestives des parents de Joseph ».L'équipe de Canal + a retrouvé un des skinheads suspectés de ce crime.C'était une jeune fille qui n'avait rien à voir avec l'extreme-droite.
Source : le vrai journal de Canal plus du 17/12/00, Marianne du 18/12/00