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Plus de 80 sites bombardés par l'OTAN dégagent des nuisances chimiques graves et sont en train d'empoisonner le Danube et ses environs. Or, 20 millions de personnes, pas seulement yougoslaves, mais hongroises, roumaines, etc, dépendent du Danube en eau potable. Le Fonds mondial pour la protection de la nature (WWF) a donc appelé à des mesures urgentes pour agir contre la pollution du Danube par ces substances toxiques provenant des entreprises industrielles yougoslaves touchées par les frappes aériennes de l'OTAN. "il y a des indications selon lesquelles l'eau contient des substances toxiques telles que l'ethyléne dichloride", a déclaré le chef de l'équipe WWF.
Source : WWF
Selon l'Hebdo communautaire du PCN N°3 du 6/08/99 Belgrade veut poursuivre l'OTAN pour "écocide". Les autorités yougoslaves souhaitent la création d'un "tribunal international" afin de poursuivre OTAN pour la "destruction de l'environnement" en Yougoslavie, a affirmé le ministre serbe de l'Environnemenl, Branislav Blazic
Les reporters assurent que l'UCK confisque les biens des Serbes et des Gitans et les redistribuent à des Albanais. Le général Jackson accuse les Albanais d'être aussi méchants que les Serbes et de profiter du renversement du rapport de forces pour les martyriser à leur tour. Relevant que 110 assassinats ont été dénombrés au Kosovo au cours des sept dernières semaines, il note que la KFOR ne peut résoudre un problème qui n'est pas militaire, et ne peut changer les mentalités.
Au sujet de la fin de la guerre, Sir Mike Jackson considère que Milosevic n'a pas capitulé devant la pression occidentale et la menace britannique d'une intervention au sol, mais que la Yougoslavie a accepté un cessez-le-feu lorsque la Russie lui a offert des garanties.
Source : LE JOURNAL DE LA GUERRE EN EUROPE Lettre électronique d'intelligence politique, publiée par le Réseau Voltaire Édition du 1 août 1999 (#45) d'après The Daily Telegraph (Royaume-Uni) 1er août 1999
(...)Alexandre Douguine: (...)Les communistes d'ancienne mouture n'ont plus beaucoup d'audience en Russie aujourd'hui. Le leader du parti communiste russe, Guennadi Ziouganov, le sait et oriente désormais son parti vers des positions nationalistes ou, mieux, nationales-communistes.
LA PADANIA: Que veulent les communistes russes?
Alexandre Douguine: Une première frange, composée surtout d'anciens cadres et militants, cultive la nostalgie de l'Union Soviétique, mais les électeurs communistes ont dans leur grande majorité embrassé l'idéologie nationaliste, avec de forts relents d'anti-américanisme et parfois d'anti-européisme. Il existe donc une sorte de communisme «subliminal» qui traverse le parti de Ziouganov et celui, plus petit, de Viktor Anpilov. Ce communisme n'a plus rien à voir avec l'ancien communisme internationaliste. Il s'est transformé en une sorte de socialisme national.
LA PADANIA: Au-delà de l'étiquette «communiste», que signifie ce passage des communistes à une sorte de nationalisme?
Alexandre Douguine: Depuis longtemps existait déjà une convergence entre les deux groupes, soudés par une commune aversion à l'égard du capitalisme libéral et de l'Amérique, ainsi qu'à l'égard du mondialisme financier qui a fait de la Russie une sorte de République de Weimar. Vous comprendrez dès lors que l'agression de l'OTAN contre la Serbie cause de sérieux problèmes à Eltsine, qui ne peut plus continuer à les ignorer.(...)
Source : LA PADANIA (10 avr. 99). propos recueillis par Gianluca Savoini. Version française par Europa, BP 55, B-1190 Forest 1, Belgique
Ces propos sur l'orientation nationale-communiste de Ziouganov sont confirmés par l'entretien ci-dessous.
Entretien avec Guenadi Ziouganov , président du PCFR et leader du Front Uni des Communistes et Patriotes Russes (Extraits)
(...)· Vladimir Bolchakov.: Etes-vous candidat présidentiel?
· Guenadi.Zouganov: Je n'en ai jamais fait un secret. Je représente la plus grande et la plus influente force politique de l'actuelle Russie. Nous sommes soutenus par des dizaines de millions d'électeurs et une ceinture territoriale patriotique populaire qui s'étend de Smolensk à l'Extrême-Orient russe. Elle couvre plus de quarante des régions économiques les plus développées dans ce pays. Beaucoup de délégués, lors d'un récent congrès de l'Union Populaire Patriotique de Russie, ont suggéré que je devais me présenter comme candidat Président du PPUR. Notre union est à bien des égards semblable au mouvement de la Résistance opé-rant en France pendant la Deuxième Guerre mondiale elle inclut des Communistes, des agrariens, des Sociaux-démocrates et des gens de droite qui se sont tous unis sur la base du patriotisme. J'ai été élu chef du PPUR par un vote unanime, et je suis déterminé à faire en sorte que notre mouvement offre à nos électeurs une équipe forte capable de sortir la Russie de sa crise actuelle et de ranimer notre grande nation. En un mot, notre programme est de restaurer la souveraineté du peuple. Notre devise est, Ordre dans Notre Pays - Prospérité dans Nos Maisons. Le PPUR comprend presque 200 partis politiques, mouvements et associations, y compris le PCFR avec plus d'un demi million de membres. Nous sommes tous unis, par dessus tout, par une inquiétude commune pour notre pays natal. Malgré nos différentes perspectives politiques, nous partageons les mêmes vues au sujet de la protection des intérêts nationaux de la Russie et de la restauration d'un Etat fédéral unifié. Notre objectif fondamental est la justice sociale et la protection des intérêts des travailleurs.
V.B.: Vous avez couvert un long chemin depuis les dernières élections présidentielles. Quelles leçons en tirez-vous ? Est-ce que vous avez beaucoup changé ? Est-ce que vous avez des idées nouvelles à offrir?
· G.Z..
Bien, Si j'avais changé mes vues à chaque saison, je ne serais
pas resté à la barre du PCFR et du PPUR. Beaucoup de choses apparaissent
sous un jour différent maintenant que nous approchons l'année
2000. Nous avons abandonné beaucoup des dogmes qui étaient aussi
intouchables que les vaches sacrées en Inde.
Si nous parvenons au pouvoir, nous ne proposerons pas la nationalisation totale
et l'égalitarisme. Nous sommes maintenant en faveur de la co-existence
entre propriété de l'Etat et plusieurs autres formes de propriété.
Nous avons changé notre attitude envers la religion et acceptons qu'un
membre du PCFR puisse être un croyant. D'une façon plus générale,
nous voulons réconcilier la nation sur la base la plus large possible,
à savoir le patriotisme. Seule une telle unité peut nous aider
à restaurer la Russie et fortifier son indépendance.
· V.B. Quel genre de réformes, pensez-vous, devraient être mises en oeuvre en Russie?
· G.Z.: D'abord et surtout, une réforme constitutionnelle. La république présidentielle actuelle est en désaccord avec l'expérience historique russe. Une république parlementaire serait plus en accord avec le concept traditionnel russe de sobornost, ou conciliarité. Nous corrigerons aussi les résultats de la privatisation qui signifie souvent le vol pur et simple de notre peuple et l'enrichissement d'une poignée de voleurs. Il est nécessaire d'établir une démocratisation authentique de l'état. Laissez-moi vous rappeler que le régime actuel a bafoué la démocratie et les droits de l'homme. Personne en Russie ne jouit du droit de travailler et de recevoir son salaire comme prévu. Il n'y a aucun droit au logement, aux soins de santé gratuits, à l'éducationou à une existence digne d'êtres humains. Un jour ouvrable dans une compagnie privée a tendance souvent à dépasser les 10 ou même 12 heures. Les " Nouveaux Russes " y penseront deux fois avant de vous payer un rouble de votre salaire.
· V.B.: Comment est-ce que vous allez protéger la société russe contre l'attaque de la mafia?
· G.Z.:
L'information à propos de tous ces mafiosi est disponible en Russie.
Nos agences de la mise en application de la loi savent non seulement qui ils
sont et ce qu'ils ont fait; ils sont informés à chaque minute
de leurs mouvements. Extirper ce fléau exigerait une décision
politique, et pas seulement légaliste. Mais c'est le genre de décision
précisément que le régime actuel d'Eltsine craint le plus,
parce qu'il est lui-même essentiellement un régime de style mafieux.
Lutter contre la mafia, reviendrait à lutter contre lui-même.
Je peux promettre que, une fois au pouvoir, nous prendrons les mesures les plus
décisives contre le crime organisé. A ce propos, une expérience
vaste et unique pour combattre la criminalité a été accumulée
pendant la période soviétique et il serait absolument nécessaire
de s'inspirer de cette expérience.
(...)
· V.B.: Quel est votre credo économique ? Est-ce que vous êtes contre l'economie de marché?
· G.Z. Je suis pour l'économie de marché. Mais je suis contre le monétarisme et ne crois pas que le marché réglera tout par lui-même, sans intervention de l'Etat. Le marché doit être soumis au contrôle de l'Etat. Mr Gaidar assurait tout le monde que le marché règlerait tout par lui-même. Alors deux tiers des Russes se sont retrouvés en-deçà du seuil de pauvreté par suite de ses expériences criminelles. Un gouvernement responsable ne peut pas permettre que de telles choses se passent. Nous luttons pour notre peuple, pour les Russes sans tenir compte du lieu où ils vivent, que ce soit dans la Fédération Russe elle-même ou dans la diaspora de l'ancienne Union Soviétique.
· V.B.: Pourquoi est-ce que vous préconisez un Etat fort à l'époque ou s'impose la mondialisation de l'économie mondiale?
· G.Z.: C'est parce que en l'absence d'un Etat fort, la Russie sera américanisée économiquement et culturellement et sera incorporée dans l'économie mondiale comme un simple fournisseur de matières premières. (...)
· V.B.: Parlons de vos concurrents. À propos, ils ont visité la France plus souvent que vous. Le général Lebed, par exemple, a le soutien de nul autre,qu'Alain Delon et on croit qu'il a gagné la course à l'élection de gouverneur dans la région de Krasnoyarsk précisément parce que l'acteur était venu le visiter là, Juste avant l'election.
· G.Z.: Lebed avait espéré utiliser le fauteuil de gouverneur comme un tremplin pour un saut dans le, fauteuil présidentiel. Cependant, il a découvert qu'il y avait plus de pointes que de ressorts dans ce fauteuil. Beaucoup de gens ont été déçus par le gouverneur Lebed et sa popularité a décru. Personne en Russie n'a oublié çomment Lebed a poussé son électorat à voter pour Eltsine au deuxième tour de la course présidentielle en 1996. Quand les Russes constatent la misére dans laquelle leur pays se trouve aujourd'hui à cause d'Eltsine, ils ont tendance à penser que Lebed est aussi à blàmer pour cela. Je préférerais ne pas faire de commentaires sur les autres présidentiables pleins d'espoir(...)
Je suis en tête de la liste des candidats présidentiels dans les sondages d'opinion récents. On croit communément que le Maire de Moscou a aussi raisonnablement une bonne chance de gagner. Récemment, il y a eu de plus en plus de spéculation sur les chances de Primakov, bien qu'il prétende qu' il ne va pas être désigné comme candidat présidentiel. La popularité de Jirinosky a dégringolé. (...)
Interview réalisé par Vladimir BOLCHAKOV, "version russe publiée dans la "Pravda", N° 14, 9 et 10 février 1999, traduction française : Service de presse du PCN-NCP publié dans la Cause Des Peuples : PCN BP 681.09, 74025 Paris Cedex 09
Source : The Washington Post (USA) 25 juillet traduit par LE JOURNAL DE LA GUERRE EN EUROPE Édition du 25 juillet 1999 (#44)
Histoire de ne pas perdre la main, l'aviation américaine poursuit ses raids contre l'irak. Bombardements dont même le gouvernement français avoue " mal comprendre l'objet". Le 19juillet, l'un des plus meurtriers depuis la campagne américano-britannique de décembre a fait 17 morts, toutes civiles. Les explications des Etats-Unis sur les "provocations" de la DCA irakienne ne convainquent plus personne. Qu'ils avouent une bonne fois pour toutes avoir besoin d'un terrain d'entraînement!
Source : MARIANNE 26juillet au 1août1999
En effet, la petite-fille du Mahatma Gandhi, Sumitra Kulkarni (autrefois membre de la chambre haute du parlement indien), vient de rejoindre le Bharatiya Janata Party (BJP), le premier parti nationaliste hindou. Un geste historiquement fort et parlant, on rappellera que l'assassin du Mahatma Gandhi, Nathuram Godse, a toujours été présenté comme étant membre du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), partie prenante de la coalition des droites sortante.
Source : InterNat VO. 08 - NO. 12 | 25 JUILLET 1999
Source : LE JOURNAL DE LA GUERRE EN EUROPE Lettre électronique d'intelligence politique, publiée par le Réseau Voltaire Édition du 18 juillet 1999 (#43) d'après The Observer (Royaume-Uni) 18 juillet 1999
Je m'étonne que la presse relaie la propagande de l'OTAN selon laquelle l'Alliance aurait atteint ses buts de guerre par sa seule campagne aérienne. L'objectif initial de la guerre était de prévenir un désastre humanitaire en stoppant la répression au Kosovo.
A l'issue de 11 semaines de bombardements intensifs, 4 000 personnes ont été tuées et 1 million ont été déplacés. L'Alliance a alors redéfini ses objectifs, il s'agissait désormais d'asssurer le retour des réfugiés. Ce qui fut fait, mais qui ne masque pas qu'on ne peut protéger un peuple en bombardant à 15 000 pieds d'altitude.
Plutot que de se livrer à des exercices de propagande cynique, l'OTAN devrait réfléchir à la manière de livrer des guerres dans un but rééllement humanitaire. Ceci requiert un meilleur commandement et une capacité de déploiement au sol.
Source : LE JOURNAL DE LA GUERRE EN EUROPE Lettre électronique d'intelligence politique, publiée par le Réseau Voltaire Édition du 18 juillet 1999 (#43) d'après The Times (Royaume-Uni) 14 juillet
Pour mener une guerre juste, les Etats-Unis ont été conduits à bombarder des cibles civiles. Pour cacher ce choix, on a décidé de justifier chaque cible par son éventuel double usage, civil et militaire. De même, on a choisi d'utiliser des bombes à fragmentation, malgré les dommages collatéraux qu'elles provoquent. La vérité est que ces choix constituent un crime de guerre au sens de l'article 51 du Protocole additionnel de 1977 à la Convention de Genève de 1949. Un protocole qui n'a jamais été signé par les Etats-Unis.
Source : LE JOURNAL DE LA GUERRE EN EUROPE Lettre électronique d'intelligence politique, publiée par le Réseau Voltaire Édition du 11 juillet 1999 (#42) d'après The Washington Post (USA) 11 juillet