Agréable surprise que cette nouvelle revue disponible sur le net . Je ne résiste pas à vous citer quelques extraits du très poétique édito intitulé Invitation à la joie (...)
Je sue partout est notre cri. Il grondera contre la mollesse instituée par les faiblards vivoteurs qui décomposent les occasions de Beauté. Ah, la vermine est partout, et elle se repaît de fumier ! On va le remuer, le retourner jusqu’à ce que des fleurs y poussent, et que leurs éclosion ranime les insensibles shootés à leur propre néant.
(...) nous avons la prétention d’être vivants dans cette société d’aigris. Que notre cri soit fort, et surtout qu’il soit beau ! la Beauté seule permet de subvertir la normalité installée.(...) Sans cesse nous tâcherons de voir ce que les médias cachent derrière leur virtuel réalisé. nous débusqueront la Vérité en chasse gardée, nos chiens tapageurs la rabattront vers nos plumes de flamme, et les lettres crachées crépiteront de Vie. Au delà du consumérisme et du néant quotidien, il est des Hommes indépendants qui combattent pour des idéaux supérieurs : nous en sommes.
Que Je sue partout transpire sur les consciences comme le christ sur le saint suaire ! Qu’il percute les consciences comme in Boeing dans une tour ! Qu’il éclabousse l’esprit de sa lustrale sudation ! Que rien ne soit épargné : fachos, bobo, vieux, jeunes, athées, croyants, gauchos, droiteux, prof, étudiant, fille, garçon, homo, hétéro, flic, voyou, amour, haine ! (...)
(...) Notre bord politique ? la beauté. Notre équipe ? l’espérance ! son prix ? la gratuité ! Un journal qui, parce qu’il est gratuit se prend enfin au sérieux !
Dérangeante, percutante, cette revue d’une fraîcheur et d’une liberté de ton que l’on ne rencontre plus guère frappe fort dès ce premier numéro. Du rythme , superbement à contre-courant, mystique, original. Une plume acérée, enflammé, de qualité.
Magifique texte sur les banlieues dans l’esprit de Nabe. Une petite chronique très intelligente sur l’Arche de Zoé fustigé trop facilement par les médias alors qu’ils ne cessent de nous marteler l’esprit du Bien.
Bref je vous invite immédiatement a télécharger ce premier numéro de Je sue partout.
Fabrice Trochet le 12 janvier 2008