La Ferme aux professeurs : Journal d'un stagiaire
Les livres dénonçant
l'Education nationale sont à la mode mais « La ferme aux
professeurs » a la particularité de ne pas être un
essai
mais le journal d'un enseignant stagiaire. Ce qui le rends très
agréable, très vivant grâce à ses dialogues
et à des anecdotes très décapantes. François Vermorel
relate quelques épisodes de sa vie pendant les deux années qu'il
a passées à l'IUFM, en tant que professeur stagiaire de lettres
classiques. Nous découvrons que cet organisme chargé de « former »
les jeunes enseignants les dégoûte plutôt de ce métier.
Ce voyage au coeur de cette institution est vraiment surprenant et déroutant.
Je ne pensais pas qu'on pouvait aller aussi loin dans la bêtise. C'est
le monde à l'envers :ce sont les professeurs qui doivent s'imprégner
de la culture de l'apprenant. Toutes les formes de communications se valent
selon ces gourous des nouvelles pédagogies qui imposent un moule idéologique
digne de l'époque stalinienne. On leur rappelle sans cesse ce qu'est
la citoyenneté. Le Cid de Corneille y est vivement déconseillé
car il ferait l'apologie du racisme.
Des cours de psychologie
de l'adolescent y sont donné. Là aussi les formateurs rivalisent
de stupidité. Le thème de la violence y est abordé
et on comprend pourquoi elle ne cessera d'augmenter lorsqu'on entend le discours
d'une formatrice : « La violence des jeunes répond à
la violence exercée par l'ordre établi. Il est évident
que cette forme de révolte est légitime et je vous rappelle que
le Déclaration des droits de l'Homme reconnaît
le droit à la résistance contre l'oppression. »
A la lecture de livre, on ne peut que s'interroger sur la responsabilité
de ces pédagogues dans la faillite de l'école au
développement de l'illettrisme et à la montée de
la violence.
La
Ferme aux professeurs : journal d'un stagiaire ,François
Vermorel
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Fabrice Trochet le 1 Février 2006