L'attentat du RER : pari gagné pour les médias
Décidément la France est un drôle de pays : un pseudo attentat a failli ébranler la République. Même l’initiatrice de cet événement n’en croyait pas ses yeux. Une croix gammée sur son torse et tous les médias s’emballent.
Et ces médias sûrs de leurs bons droits ont pu déverser leurs haines sur ces Français qui n’ont pas lever leur moindre doigt contre les supposés agresseurs de cette jeune femme . Mais ils l’auraient fait et c’étaient ces redresseurs de torts qui auraient été inculpés d’un acte odieux. Ainsi Jean-Michel Thénard de Libération et Georges Suffert du Figaro se sont unis dans un vibrant édito pour dénoncer la lâcheté de ces Français. Les plus ignobles n’étaient pas les agresseurs mais les témoins de cet acte.
Ce fait divers a le mérite de mettre en lumière toutes les
défauts de la société Française.
Tout d’abord on ne peut que constater la médiocrité de plus en plus flagrante
des médias et ce quel que soit le bord politique ; même le service public
n’y échappe pas.
Le plus grave est aussi de
s’apercevoir que la presse d’opposition n’existe plus. Face à la pensée unique
distillée par les médias, il n’y a rien. Même ceux censés critiquer les médias
tel Acrimed ou la revue PLPL n’ont plus le courage ou plutôt n’ont plus la
capacité d’émettre la moindre réflexion critique. Ces pourfendeurs de médias
n’ont fait que reprendre une compilation d’extrait de journaux ou de flashs
distillés par les chaînes de télévision et les radios. Ce qu’a fait Marianne,
heureux de pouvoir critiquer ces confrères tout en se gardant bien
d’aller trop loin.
L'avantage de la révélation
de ce mensonge par les médias, est de leur permettre de démontrer leur transparence
et tend à prouver que toutes les supercheries arrivent à être démasquées.
Or il n'en est rien.
Rappelez-vous l’affaire Aïssa Dermouche, un attentat d’inspiration raciste selon le MRAP. Et toute
de suite les rituelles condamnations se sont déversées sur les téléscripteurs.
Dès le début les médias ou plutôt le pouvoir s’est vanté d’avoir nommé
le premier préfet issu de l’immigration. Ce qui était déjà une erreur car
Il avait eu des prédécesseurs, dont
Mehdi Hacène préfet de la région Alsace, Chérif Mérifi, préfet de la Haute-Vienne,
Roger Ben Mebarek (Aveyron). Ensuite le silence a régné dans les médias. Au mois de mars on est revenu sur ce pseudo-attentat pour signaler que
des membres de la droite nationaliste
bretonne ADSAV ont été arrêtés. Malheureusement on les a relâchés
et là la presse est devenu curieusement muette. Depuis
aucun média n’ose révéler la vérité sur ce faux attentat. En contactant
la presse officielle et même la presse alternative, je n’ai rien pu en tirer.
D’autres exemples de désinformation sont aussi inquiétants. On parle sans cesse des tombes de cimetières juifs ou musulmans profanées. Mais les médias ne s’émeuvent pas et évitent de parler des tombes profanées dans les cimetières catholiques.
Mais le but de tous ces médias est-il vraiment d’informer ? Jean-Paul Curnier dans son excellent livre Aggravation soulignait que « plus un seul événement du monde qui advienne sans que d’une manière ou d’une autre, réellement ou fantasmatiquement, nous ne nous y trouvons associés(...)L’information n’a plus pour effet de distraire, d’égarer, d’abuser ou de tromper, mais de mobiliser l’intellect sur des dilemmes truqués et de donner à vivre en direct l’expérience d’une incapacité à agir et à juger. »