Du côté des revues
Bulletin d'information de la 2me U.R./ C.N.T du
15 Janvier 2000 N°67
La
lecture de ce sympathique bulletin est toujours aussi enrichissante. P.
Lefort rapelle que Les tenants de la "liberté absolue" n'ont rien
à voir avec le mouvement anarchiste leur absence de morale, si on les
laissait faire, accoucherait du même désordre que nous connaissons
aujourd'hui. L'État étant l'expression de ce désordre,
un groupe d'hommes en est venu, au besoin avec des moyens peu louables comme
la force, la ruse, la démagogie, la tromperie, le mensonge, à
s'arroger le droit -leur droit-de faire croire que leur intérêt
était confondable avec l'intérêt général.
Le malheur, c'est qu'au fil des siècles, cette idée s'est largement
inscrite dans tous les cerveaux au point que des scientifiques comme Pierre
Bourdieu, ou des artistes comme Günter Grass, admettent que la disparition
de l'État est source de désordre et d'injustice.
Notre mouvement a, depuis longtemps, porté une analyse très documentée
sur ce phénomène. L'histoire, même récente, démontre
que loin de supprimer le désordre et l'injustice, l'État s'en
nourrit sans cesse pour croître et s'insinuer dans les strates de la société.
Les pays de l'Est ont témoigné de l'omnipotence de l'État,
avec ses cohortes de polices secrètes qui, depuis "la chute du mur de
Berlin", ne se sont pas transformées en mafias comme voudraient nous
le faire croire certains nostalgiques de cette époque, car telles elles
étaient déjà.
Cette confusion s'est installée dans les esprits, notamment à
travers la presse, même le Monde diplomatique ou Charlie-hebdo, et chez
des personnalités scientifiques ou artistiques comme Pierre Bourdieu
et Günter Grass parmi d'autres. Une fois aboutie leur analyse pertinente
du système libéral, ils retournent aux vieilles recettes d'un
État soi-disant capable d'endiguer le désordre capitaliste, en
oubliant que le premier "parti de la classe ouvriere" s 'en est réclamé
avec le "succès" humain que l'on connaît.
C'est pourquoi, à la CNT, nous affirmons que faute d'organisation par
et pour chacun, les "gens d'en bas" comme les appelle Pierre Bourdicu seront
toujours amenés, dans le mirage de cette confusion, à emprunter
des sentiers qui ne sont pas les leurs.
Ce bulletin rapelle aussi qu'en s'acharnant sur un peuple (irakien) vaincu, en continuant à le bombarder avec ces célèbres "frappes chirurgicales" et en l'affamant, nos vertueuses démocraties libérales, ainsi que les médias -sous contrôle de l'OTAN- dont le silence devient assourdissant, se rendent doublement complices d'un crime contre l'humanité.(...)C'est donc à nous, "citoyens libres" de pays prétendus démocratiques, de faire cesser l'hégémonie de groupes de pression par le refus d'accorder notre confiance à des politiciens qui la trahissent sitôt élus. Pourquoi chercher ailleurs le chiffre croissant des abstentionnistes ?
Disponible au 39 rue de la tour d'Auvergne Paris 9° le mercredi et samedi après-midi
Notre
Terre, vers un développement durable N° 2 - Janvier 2000
Notre Terre est une sélection d'articles publiés par Down to Earth, la revue du Centre for Science and Environment de Delhi, Inde. Edition en français : CRISLA (Lorient) et ORCADES (Poitiers)
Ces textes sont intéressant pour montrer que les difficultés rencontrées et les solutions envisagées sont différentes au Nord et au Sud. Le débat continue dans ce N°2 où il est souvent question de production alimentaire. Car les priorités ne sont évidemment pas les mêmes pour un pays qui va bientôt devoir nourrir un milliard de personnes, dans un contexte de pénurie d'engrais organiques notamment, et pour des pays préoccupés par l'élimination de leurs excédents d'azote. Ainsi un article souligne que l'Inde ne peut pas se permettre de faire du bio à grande échelle.
Dans l'éditorial la revue présise que la gestion de l'environnement exige deux choses : des technologies respectueuses de l'environnement, des modes de vie respectueux de l'environnement. il faut à la fois une évolution des techniques et une évolution des mentalités.
Dans un article consacré à la production alimentaire K. Ahmed et A Chak souligne qu'il faudra bien que dans l'avenir des hommes trouvent de nouvelles sources de nourriture.(...)M. Brossard fait remarquer qu'il ne faut pas grand chose pour nourrir des millions d'insectes alors que pour produire un kilo de porc ou de boeuf plusieurs kilos de céréales sont nécessaires. Il est un peu inquiet pour les êtres humains car ils ne peuvent pas vivre sans les insectes. Comparé aux insectes, les mammifères ont un impact très limité sur la vie de notre planète. Sans les insectes et sans le travail qu'ils font tous les jours pour maintenir en bon état les grands cycles de vie sur la terre, les choses pourraient bien tomber en panne.
Concernant
la pollution un universitaire avoue qu'il est tout à fait logique
d'être irrationnel et d'exiger une bonne qualité de l'air, quel
que soit le coût de l'opération pourvu que ce soit "les autres"
qui paient. En s'organisant bien, en formant des groupes de pression, des gens
pourront s'offrir un air pur sans rien changer à leur mode de vie.
C'est ce que plein de gens font tout le temps dans toutes sortes de domaines.
Moi j'enseigne l'économie à l'université de Delhi, et je
sais pertinemment que c'est notre intérêt collectif de réduire
les déficits budgétaires dont nous pâtissons tous. Dans
le même temps, il est logique que par le biais du syndicat des enseignants,
je réclame un niveau de salaire qui soit le plus élevé
possible. Car si je ne le fais pas, toutes les autres catégories sociales,
les médecins, les infirmières, les pilotes d'avion, les employés
de banque, tous les fonctionnaires, feront de toute façon céder
un gouvernement qui manque de force. Moi aussi, je souffre donc de cette intéressante
pathologie qu'on appelle la pollutionnite.
Le
Publicitaire N° 2 - Décembre 1999 (2 Fr!!)
Cette
revue radicale et subversive dont vous pouvez découvrir quelques textes
du N°1 est toujours aussi surprenante. Beaucoup d'amélioration
au niveau de l'écriture même si l'édito précise
Nous ne cherchons pas à faire de la littérature, nous en sommes
heureusement incapables, ni à faire " nouveau ". A part quelques réajustements
techniques, nous ne voyons pas ce qu'il y a de vraiment nouveau dans l'art d'aliéner,
si ce n'est son intensité, ou dans la pose rebelle, si ce n'est sa généralisation.
Nous cherchons, simplement, à remuer le climat en critiquant cette espèce
d'inquisition retenue, de fausse familiarité mi-bienveillante, mi-menaçante
qui favorise la critique dans le vide, pendant qu'elle remplit de néant
hystérique les néo-villes et les pseudo-campagnes, afin que chacun
rentabilise sa médiocre et permissive émancipation.
Notre " publicité" s'adresse à ceux qui ne se contentent pas de
gober les ahurissants diktats, présentés comme des audaces libertaires,
et les civiques incitations à la révolte compétitive.
Cette fin de l'Histoire n'est pas la notre.
La guerre contre l'humain est engagée désormais sur tous les fronts, pas seulement sur le front des guerres officielles. (...)Si l'on ne peut raisonnablement prévoir l'avenir, et les rebondissements inattendus que nous concoctent les capos des mafias supranationales, l'on peut toutefois constater que les massacres et destructions dont les médias nous abreuvent chaque jour depuis longtemps, ne servent qu'à entretenir un climat d'incertitude, de peur, qui donne toute sa valeur à la survie démocratique (la culpabilisation dans le confort, comme les enfants se font peur avec le loup), et à vérifier, au jour le jour, le degré de soumission du paroissien du spectacle.
Maintenant que l'abrutissement général a dépassé toutes les prévisions les plus optimistes, quelques jours de propagande intensive , et tous les boeufs qui ont éructé "On a gagné " lors du Mondial de football, beugleront " À mort comme en 14 ou en 39. Nombre de soi-disants radicaux qui ont snobé le troupeau footballistique se rallieront au fanatisme travesti en anti-fascisme des va-t-en guerre qui ont toujours des horreurs à cacher par ailleurs, comme les européens en 39 (le colonialisme), les staliniens (le goulag) et les américains (le racisme) en 1941.
Le décor est posé. Les prochaines opérations " Bon sens" se dérouleront près de chez vous.
(...)La guerre du Golfe échappe toujours à notre entendement, comme une goutte de mercure qu'on voudrait saisir entre les doigts, qui se fractionne en mille éclats, ou roule plus loin. Toute tentative d'appréhender cet évènement a été contaminée par les associations émotionnelles qui ont constitué son environnement, son décor, dont le déploiement a été rigoureusement planifié par ses stratèges. Comme le mercure, c'est du poison, le poison qui rend aphasique. Son centre est resté obscur. Les raisons réelles du conflit et son déroulement n'ont jamais émergé des images de synthèse obsessionnelles programmées en boucle, ni des rabâchages des journalistes, inlassables pédagogues de cette pseudo-démocratie. Aviez-vous choisi, placide démocrate de base, le parti de débarrasser le monde d'un tyran qui défigure la surface de ce meilleur des mondes ? Il y en aura d'autres, des affreux comme Saddam Hussein, ou Milan Milosevic, et tous ceux à venir dans le carnaval du futur, qu'il faudra dénoncer un jour, Si on veut vivre démocratiquement irradiés et transfusés (personne n'est épargné dans la distribution), déjà à moitié morts ou à moitié fous.
Les
écologistes ne sont pas épargnés par leurs critiques mais
ils le méritent amplement. (anti-miliaristes hier, va-t-en guerre
aujourd'hui) Maintenant, se proclamer écologiste est la
simulation la plus répandue. Elle offre ce supplément d'apparence
qui permet de se dédouaner de tous les égoïsmes et mesquineries
domestiques. Car si " les bombes sont les armes des lâches" comme le proclament
les admirateurs du missile Tomahawk, la dissimulation est l'armure des impuissants.
L'apparence ne sert qu'à tromper l'ennemi, et qui dissimule perçoit
l'autre comme ennemi.
En effet, n'importe quel crétin qui a compris les sous-entendus du
mensonge démocratique, sait qu'il faut mentir et caresser dans le sens
du poil anti-conformiste pour survivre confortablement dans cette économie
de l'horreur. Son mot d'ordre, c'est " Cool, soyez cool! ". Ce qui veut dire
en vérité : "J'ai le droit de t'emmerder puisque je suis soumis,
toi, tu n'as pas le droit de réagir, sous peine d'être désigné
comme fasciste". (" Fasciste", cette sempiternelle épithète flétrissante
ne sert, en vérité, qu'à exciter la marmaille hallucinée
contre les quelques Frankenstein ressuscités à cet effet, pour
mieux se débarrasser de ceux qui refusent la sournoise inquisition de
la dictature productiviste).
Ainsi,
il clamera son opposition à la pollution et au fascisme en général
et, en particulier, imposera innocemment ses nuisances à son environnement,
avec toute l'angélique bonne conscience du devoir accompli il a averti
ses voisins de la gêne occasionnée par ses hystéries festives,
tout en les appelant à lyncher ceux qui ne supportent pas ses méthodes
de jésuite. De la même façon qu'il vote, cet amoureux des
libertés légiférées lacère rageusement les
affiches des clowns désignés à la vindicte populaire, arrache
haineusement celles, plus rares, qui lui rappellent qu'il a vendu sa conscience
à l'ordre des apparences, et parcourt d'un oeil humide celles qui flattent
son fanatisme démocratique.
Le même pestera contre la dictature des médias, contestera le
" tout-bagnole ", ou se désolera du manque de conscience de ses contemporains,
tout en louant, entre autres niaiseries l'anti-communication de l'lnternet,
la fausse convivialité du vélo ou du patin à roulettes
(les cyclistes et les patineurs à roulettes sont devenus aussi chiants
que les automobilistes pour le piéton flâneur), et l'aveuglant
prêt-à-penser élitiste des Viviane Forrester, Pierre Bourdieu,
Philippe Val, lgnacio Ramonet, Arnaud Viviant et autres agitateurs du conformisme
certifié rebelle.
Il peut aussi accuser les fumeurs de lui procurer le cancer " passif " tout
en pratiquant le jogging en zigzaguant entre les bagnoles, d'un parking à
un parc poussiéreux, ou en promenant son chien avec ce véritable
symbole de la démocratie qu'est la laisse extensible, avant de rentrer
chez son " Habitat" pour réchauffer au micro-ondes sa bouffe " bio ",
voire végétarienne et sans alcool, lâcher une larme d'indifférence
compatissante sur les malheurs du monde télévisé, avant
de marchander sa sexualité avec sa compagne ou son compagnon, car la
compétition l'excite beaucoup plus que cette gratuité incongrue
qu'est l'amour. Au matin, il se précipite sur le bulletin météo,
plutôt que d'ouvrir sa fenêtre. Les subtilités du temps réel
le handicapent. Il préfère les ordres protectionnistes des fabricants
d'enthousiasme qui lui fournissent sa panoplie de scout rebelle : sac
à dos, baladeur, portable, jetable, compact, " marques", VTT, cartes
à puce, préservatifs.
Le plus difficile à supporter, c'est quand il a trop bu de tisane,
et qu'il prédit la fin du monde, après (ou avant) avoir parlé
de ses économies, espérant que son pessimisme de bon aloi soit
mis à son crédit. Et surtout quand, après avoir fumé
quelques tarpés, il s'exalte sur " les droits de l'homme" pour épancher
sa niaiserie égalitariste (parité, mariage homosexuel, procréation
assistée, adoption d'enfants exotiques). Comme ses maitres, les illusionnistes,
il jacasse sur l'égalité des races, sexes, moeurs, pour ne pas
parler de l'inégalité des humains.
Diponible à la librairie Actualités à Paris 38 rue Dauphine. Pour les autres villes n'hésitez pas à me contacter.
Casseurs de pub N°1 Novembre 1999
25 Fr
Cette revue sous-titrée "Le journal de l'environnement mental" a failli ne pas sortir en kiosque. Les Nouvelles messageries de la presse parisiennne (NMPP) ayant refusé de la distribuer, c'est finalement grace aux Messageries lyonnaises de presse (MLP) que l'on peut la lire. Inspiré de son homologue canadien Adbusters, Casseurs de pub détourne et parodie toutes sortes de publicité.Cette revue est surtout destinée à nous interpeller et surtout pour que nous changeons librement avant qu'on ne nous impose par la force .(...)La solution à la crise écologique n'est pas dans l'ordinateur mais dans la tête de chacun de nous .Le pouvoir réel nous appartient, il est au bout de chacun de nos actes quand nous prenons le vélo plutôt que la voiture, quand nous allons à l'épicerie plutôt que dans une grande surface(...) Je vous conseille d'aller plutôt sur les marchés : Les produits sont beaucoup moins chers et de meilleur qualité.Le pouvoir, nous le détenons, changeons et le monde changera.
Combat Nature N°127 - Novembre 1999 45
Fr
C'est la revue des associations écologiques et de défense de l'environnement depuis 1971. Dans ce numéro la percée des verts aux dernières élections européennes est analysé par D. Beauduin. "Le score des verts est une création du système médiatique, et non pas une évolution du système électoral(...)les Verts ont finement joué en allant chercher une locomotive médiatique qui a à peine évoqué le programme des Verts, et qui, en tout cas, a développé un discours libéral, tant en économie que sur le plan des moeurs, un discours revendicatif et agressif sur des slogans écologistes (nucléaire, chasse) mais pas en tout cas une réflexion écologiste globale pour un développement soutenable.
(...)Aucun parti traditionnel ne remet en cause le modèle de société actuel. J'en donne pour preuve deux exemples, le consensus sur la croissance et sur le nucléaire, mais on pourrait en trouver bien d'autres... le système technologique a donc dû mettre en place des lignes de défense contre les écologistes.
L'attaque frontale, c'est à mon sens le dénigrement du discours : " contre le progrès ", " le retour aux temps des cavernes " et, ce qui s'est révélé très payant sur le plan politique, l'amalgame avec des théories d'extrême droite.
(...)Les Verts servent d'" enrobage écologiste " aux partis de la société technologique pour continuer à faire fonctionner le système, son économie et ses pouvoirs, alors que l'écologie radicale cherchait à passer à une autre économie, et surtout à la placer sous la maîtrise humaine.
L'écologie, celle du moins que j'appelle ainsi, que certains qualifient de fondamentale ou de radicale, se trouve donc effectivement muselée par le pouvoir scientifique et par le pouvoir politique, avec l'aide du pouvoir des médias.
Jean
Pierre Raffin explique dans un autre article les raisons de sa démission
de conseiller technique auprès de Dominique Voynet Il y a la fatigue
d'avoir dû lutter chaque jour pour se dégager des pesanteurs contre
la machine administrativo-politique du pays le plus intelligent du monde.(...)Après
deux ans passés au sein de cette machine, j'ai l'impression que pour
beaucoup le service de l'État est plus le service d'institutions que
celui des citoyens. La lutte acharnée pour le maintien des privilèges
et des territoires de castes l'illustre bien(...)
Je croyais naïvement qu'un appareil d'Etat démocratique était
au service des citoyens et soucieux des agents qui travaillent pour lui,
j'ai vu un monde sans respect pour le travail et pour ceux quil'accomplissent,
sans cesse bousculés de consignes contradictoires pour satisfaire les
lubies du moment parce que le vibrion et l'esbroufe remplacent la réflexion
et le fond, la précipitation comble l'absence d'anticipation et " parce
que c'est comme cela, dans les cabinets " et que " les services sont faits pour
exécuter ".J'ai vu de hauts fonctionnaires, individuellement de bonne
compagnie, se plaindre du fonctionnement erratique de la machine dont ils étaient
pourtant des rouages les plus essentiels, finalement, peu désireux que
cela change parce que parce que "c'est comme cela"(...)
J'ai rencontré des femmes et des société civile doté
des compétences hommes politiques honnêtes et dévoués,
mais j'en ai aussi croisé beaucoup d'une malhonnêteté intellectuelle
confondante et d'une mauvaise foi abyssale. Je n'ai pas vu que l'État
traite mieux les premiers que les seconds au motif que l'oint électoral
autorise bien des turpitudes.
Alors, la santé de fer et le moral d'acier faisant défaut, j'ai
demandé à partir.
Christian
Germinet dénonce la dérive actuelle de ces nouveaux industriels
qui ont franchi les limites du raisonnable avec leurs usines à pors contre
nature.
Ces farines animales ont donc été interdites pour les bovins
mais elles restent autorisées pour les porcs et les poulets. Pourquoi
? Parce que les intérêts en jeu sont importants et que le coût
de leur suppression a été évalué à cinq milliards
de francs(...)...
Les antibiotiques ne sont pas seulement employés pour soigner. Ils le sont surtout pour activer la croissance(...)
Ces usines à porcs sont propices au développement de nombreuses maladies et épidémies du fait d'une concentration anormale d'animaux sur un même site. Ainsi, en Hollande, la peste porcine a conduit à l'abattage de 10 millions de porcs l'an dernier. Et dans l'lndre, au cours du premier semestre 1999, plusieurs troupeaux atteints par le Syndrome Dysgénique et Respiratoire Porcin (SDRP) ont dû être entièrement éliminés. Jean-Yves Griot, président du réseau Agriculture durable, le dit volontiers : quand on multiplie le nombre d'animaux par deux, on multiplie le risque sanitaire par quatre.
La
Société Nationale de Protection de la Nature et d'acclimatation
de France commente les conséquences de la guerre du Kosovo par rapport
à la protection de la nature Je m'interroge sur ces Etats modernes
qui se dotent de multiples législations sur l'environnement, sur la qualité
des produits, sur la santé publique, qui instaurent des normes de toutes
sortes à ne pas dépasser, surtout pas, et qui un jour laissent
la folie destructrice les envahir et tout balayer.(...)
Quelle que soit leur importance et leur efficacité, les moyens mis en
oeuvre ne pourront pas plus reconstruire les richesses naturelles anéanties,
qu'ils peuvent réparer les vies et familles brisées.
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